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L'Europe sans tabou

L'Europe sans tabou

Regards critiques d'un gauchiste sur la civilisation européenne d'aujourd'hui et de demain. Réflexions géopolitiques contre le politiquement correct et l'idéologie immigrationniste.


Comment la Turquie pousse les réfugiés vers l'Europe

Publié par Jonathan Kléber sur 14 Septembre 2015, 20:33pm

Catégories : #Crise migratoire 2015, #Turquie, #Immigration

La déferlante migratoire actuelle sur l‘Europe centrale est en grande partie téléguidée par le gouvernement islamiste turc dans le but de déstabiliser l’Europe et de l’islamiser. L’UE, si elle était indépendante, devrait de toute urgence prendre des sanctions contre cet Etat.

Qui connaît la géographie le sait (même les médias l’avouent désormais) : les migrants débarquant en Grèce viennent tous de Turquie, autrement dit, ils ont tous transité par ce pays prospère et embarqué depuis ce pays à destination des côtes européennes.

On essaie de nous faire croire que l’attitude de l’Europe est un scandale, mais le vrai scandale se trouve dans l’attitude de la Turquie. Et pourtant ce scandale personne ne le dénonce.

La Turquie a les moyens d'accueillir

La Turquie est un pays sûr et prospère qui connaît depuis quelques années une croissance économique mirobolante (taux de croissance du PIB par habitant de 7,8 % selon la banque mondiale). Dans toute les villes, des gratte-ciels flambant neufs poussent comme des champignons. Elle a donc largement les moyens d’accueillir les réfugiés et de les héberger.

- vue d'Istanbul, une ville désormais riche et prospère -

- vue d'Istanbul, une ville désormais riche et prospère -

Au lieu de cela, la Turquie les entasse dans des tentes (dans des régions où les hivers sont glacials), les abandonnent complètement à leur sort (voir article d'amnesty international: http://www.amnesty.ch/fr/pays/europe-asie-centrale/turquie/docs/2014/turquie-violences-aux-frontieres-et-denuement-aggravent-le-sort-des-refugies-syriens)  et laissent les mafias organiser leur embarquement vers la Grèce en toute tranquillité (voir le reportage du journal de 20 heures de France 2 de ce soir 14 septembre 2015).

Pire, la Turquie, depuis août 2015, bombarde massivement les civils kurdes en Turquie et en Syrie. Les médias l’ont caché au public mais le petit garçon retrouvé noyé sur le rivage en Grèce, devenu le symbole de cette tragédie, s’appelait « Aylan Kurdi ». Comme son nom l’indique, il était kurde. Il fuyait donc la Syrie, certes, mais pas seulement. Il fuyait également la répression du gouvernement turc contre les kurdes. Ce ne sont donc pas les européens qui sont responsables de sa mort, comme essaient de nous le faire croire les médias, mais Erdogan, le Premier ministre turc!

Entassement des réfugiés sous des tentes

Certains médias prétendent que la Turquie aurait déjà fait beaucoup en accueillant 1,7 millions de réfugiés. Mais pour un pays de presque 80 millions d’habitants, 1.15 fois plus grand que la France, ce n’est pas beaucoup. Et entasser des gens sous des tentes dans des camps, ce n’est pas accueillir mais les pousser à partir plus loin.

Cette attitude est d’autant plus scandaleuse que la Turquie a longtemps été un pays d’émigration et a largement bénéficié des largesses de l’Europe : On estime qu’un peu plus de 7 millions de turcs vivent aujourd’hui en Europe. Mais surtout, la Turquie a plus que jamais le devoir moral d’accueillir les syriens du fait qu’elle est responsable de la guerre civile qui sévit en Syrie puisqu’elle finance et soutient logistiquement les islamistes (Voir à cet effet l’article xxx).

La stratégie pernicieuse du gouvernement turc

Pour Erdogan, le premier ministre de la Turquie du parti islamiste AKP, cette politique anti-migratoire est très utile. Elle lui permet de toucher le beurre, l’argent du beurre, la fermière et la ferme avec :

- En poussant les réfugiés vers l’Europe, Erdogan se décharge des coûts consécutifs à cette immigration massive.

- Il satisfait le racisme de la population turque, profondément anti-arabe.

- Il déstabilise et donc affaiblit l’Europe.

- Il contribue à l’islamisation de l’Europe et à la destruction de l’identité chrétienne européenne (un des grands projets de l’AKP) et, par ce biais, étend son influence idéologique sur notre continent (la Turquie construit et gère un grand nombre de mosquées sur territoire européen).

- Il évite les troubles sociaux que ne manquerait pas de provoquer l’afflux massif de demandeurs d’emplois syriens sous-qualifiés sur le marché du travail turc.

A l'opposé, les européens ne toucheront pas une miette de beurre. Par contre, les contribuables européens devront régler la facture de l'accueil massif de réfugiés, et elle sera salée.

Passivité de l'UE

Pourtant, aucun médias ne dénoncera jamais l’attitude scélérate de la Turquie. La raison en est simple : la Turquie est l’alliée des USA, et l’UE le caniche des USA. L’UE n’a donc pas le droit de critiquer ou de sanctionner l’alliée de son maître américain. Ainsi, une fois de plus l’UE s’aligne sur les intérêts des USA, même quand ces derniers lui sont terriblement néfastes. L‘UE est absolument incapable de défendre une ligne géopolitique distincte de celle des américains, qui serait conforme aux intérêts de l’Europe et de ses peuples.

 

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