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L'Europe sans tabou

L'Europe sans tabou

Regards critiques d'un gauchiste sur la civilisation européenne d'aujourd'hui et de demain. Réflexions géopolitiques contre le politiquement correct et l'idéologie immigrationniste.


Accueil de réfugiés syriens, et après?

Publié par Jonathan Kléber sur 5 Août 2015, 23:33pm

Catégories : #Immigration

Nos gouvernants et médias soutiennent l’accueil de réfugiés syriens en Europe. Pour eux, c’est se donner bonne conscience à moindre frais. Mais avons-nous réfléchi un seul instant à l’avenir qui les attend ici?

Un accueil sans service après-vente

Ces personnes quittent un pays où elles disposent de réseaux d’amis et d’entraide et souvent d’un patrimoine (maisons...), pour un continent où elles ne connaissent personne et ne possèdent rien.

Comment ces personnes pourront-elles, sans diplômes reconnus, intégrer le marché du travail, alors que le taux de chômage ne cesse d’augmenter partout en Europe? Comment pourront-elles, ignorant notre langue et nos institutions, aider leurs enfants à réussir à l’école?

Après l’accueil, la précarité

La triste vérité c’est que les réfugiés syriens et leurs enfants tomberont, pour la majorité d’entre eux, dans le chômage, l’assistance sociale et la précarité. Leurs enfants haïront le pays qui les a accueilli et seront des recrues faciles pour les réseaux djihadistes qui pullulent sur notre territoire. Les violentes émeutes urbaines, en Suède en 2013, en sont la preuve : elles ont été le fait de la 2ème génération de réfugiés.

Les âmes bien-pensantes qui aujourd’hui nous pressent d’accueillir plus de réfugiés, se contreficheront complètement de ces mêmes réfugiés, lorsque ceux-ci se retrouveront à l’assistance sociale. En matière d’asile, il n’y a pas de service après-vente.

Ceux qui devraient accueillir les réfugiés mais ne le font pas

Comme d’habitude, l’Europe, où le taux de chômage ne cesse d’augmenter et qui accueille déjà des millions d’immigrants, se retrouve sur le banc des accusés : on n’en fait pas assez, il faut en accueillir plus.

En réalité les pays qui ont (vraiment) le devoir moral d’accueillir les réfugiés syriens sont :

   1) les pays commanditaires et sponsors de cette guerre civile: Turquie, Arabie Saoudite, Qatar,  Iran, USA.

   2) Les pays musulmans et arabophones, en particulier les pétromonarchies : les enfants des réfugiés auront plus de chances de s’y intégrer, du fait qu’ils parlent la même langue et possède la même culture. Ces pays sont en pleine croissance et débordent d’argent.

   3) Les autres pays qui connaissent une forte croissance et qui ont un taux très bas de réfugiés et d’immigrants.

 Exemple: la Turquie. Ce pays, qui se plaint d’être débordé, est 1,2 fois plus grand et 1,1 fois plus peuplé que la France. Malgré tout, les réfugiés syriens (1,7 millions) n’y représentent que 2,3 % de la population totale. A comparer avec les 26,6% de personnes issues de l’immigration en France et les 8% de musulmans qui y ont été accueillis. On voit que la Turquie, contrairement à ce qu’elle prétend, a la capacité d’accueillir encore beaucoup plus de réfugiés que ce qu’elle fait aujourd’hui. Si ces pays refusent, alors le plus souhaitable est de soutenir la construction de camps dans les pays voisins de la Syrie, de même langue et de même religion.

L’Europe, éternelle coupable

Pourquoi, au lieu d’accuser l’Europe, les gouvernants et les institutions internationales ne demandent-t-elles pas à l’Arabie Saoudite et au Qatar d’accueillir les réfugiés ? Ou à l’Azerbaïdjan, la Malaisie, l’Algérie, l’Indonésie ? Ou même à la Chine, au Japon, à la Corée, à l’Australie ?

Non, c’est toujours l’Europe qui a le devoir d’accueillir, pas les autres!

Comme si les grandes puissances s’étaient concertées pour faire de l’Europe une sorte de soupape mondiale : les USA et leurs alliés remodèlent le Proche-Orient à leur guise selon leurs intérêts, et l’Europe amortit les effets de ces guerres en accueillant les flots de réfugiés et en faisant payer aux européens les coûts de cet afflux.

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